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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 19:43

    Nous remercions Monsieur Philippe Bataille (Sociologue et directeur d’études à l’école des hautes études en sciences sociales) pour son livre : « à la vie, à la mort. Euthanasie, le grand malentendu ». Il y dénonce le fait que les malades soient : « culpabilisés de vouloir hâter leur propre mort ». Le patient est « disqualifié, car, si on le considère comme vulnérable, on peut le déposséder de son libre arbitre au nom de la solidarité collective ».

   Les directives anticipées sont parfois bafouées et conduisent « à des situations qui ressortissent véritablement de la cruauté pour ceux qui la vivent ».

   Nous retranscrivons deux situations illustrant ces propos que nous avons lus, la gorge nouée, les yeux embués. Ce sont des extraits de propos recueillis par Mme Cécile Prieur auprès de M. Bataille dans le journal « le Monde »  du 19 septembre 2012 :

-          Le cas de M. Michel Salmon :

« Quand Michel Salmon, un patient atteint d’un locked-in syndrome après un AVC, demande à mourir, il ne se passe rien. Car la demande d’en finir, la demande d’un arrêt de vie, qui nécessiterait un geste actif, est systématiquement bloquée par le palliativisme. Les médecins ont opposés à M. Salmon l’impossibilité de ce geste actif et l’on renvoyé à l’application de la loi Léonetti sur la fin de vie, qui a théorisé le fameux « laisser-mourir ». M. Salmon a dû subir l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation accompagné d’une sédation. Cela a duré vingt jours avant que son cœur lâche enfin ».

-          Le cas de M. François Ascher, sociologue :

«  Avant d’être en phase terminale de sa maladie, il a fait appel à des médecins, s’est renseigné sur les possibilités de la loi et a consigné clairement ce qu’il voulait dans des directives anticipées : il souhaitait mourir à domicile, qu’on l’endorme et ne plus jamais se réveiller, ce qu’on appelle une sédation terminale. Eh bien ces directives ont été bafouées et ridiculisées par le médecin de service, qui ne voulait pas s’y soumettre. Et la sédation ne lui a pas été accordée (il a été régulièrement réveillé), au prétexte qu’il « voulait se donner la mort ».

 

Notre fils est mort le 12 novembre 2006 en six jours cauchemardesques, après l’application de la loi Léonetti, sans sédation.

A méditer…….

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Published by parents d'Hervé Pierra - dans fin de vie
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commentaires

Le Maoût 18/12/2012 14:58

Peut on autoriser un droit d'euthanasie?
Est on en droit de choisir sa mort?
Les soins palliatifs peuvent ils constituer un réponse?
S'agit il de de mourir par injection létale au jour et à l'heure que l'on aura choisis?
Peut on déléguer le droit de mourir à un tiers? et enfin, à QUI???

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  • : Blog parents d'Hervé Pierra: fin de vie dans la compassion
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  • : Ce blog est destiné à faire connaitre notre drame et à recueillir vos commentaires et témoignages personnels sur le délicat sujet de la fin de vie. Notre fils Hervé Pierra est resté plongé dans un coma végétatif chronique irréversible pendant 8 ans 1/2. Il est décédé après l'application de la loi Léonetti en 6 jours cauchemardesques, sans sédation. Nous avons promis à notre enfant de nous "battre" pour qu'une telle horreur n'affecte plus jamais personne.
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