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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:12
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      Eluana Englaro                Le film (détails ci-dessous)              Hervé Pierra
ROME, 05 avr 2013 (AFP) - 05/04/2013 12h33 - Le réalisateur italien Marco Bellocchio s'est inspiré pour "La belle au bois dormant", en salles mercredi, du cas d'Eluana Englaro, une Italienne morte à 38 ans en 2009, après 17 ans de coma et un âpre combat mené par sa famille, qui avait mobilisé l'opinion et les hautes sphères de l'Etat. A l'époque, le Vatican et l'Eglise italienne avaient fait campagne contre la suspension de son alimentation, avec le soutien d'une bonne partie de la droite et de l'ex-chef du gouvernement Silvio Berlusconi. Au lieu de se concentrer sur Eluana et sa famille, le cinéaste a choisi de suivre le parcours de trois groupes face à ce drame diffusé en direct à la télévision: une mère (Isabelle Huppert) dont la fille est dans le même cas qu'Eluana, un sénateur (Toni Servillo) qui doit voter sur une loi concernant cette question, et une droguée (Maya Sansa) qui veut mourir, mais qu'un médecin veut sauver. "Le film naît d'une émotion très forte ressentie au moment de la mort d'Eluana Englaro", expliquait en septembre à l'AFP Marco Bellocchio dont le film était en compétition à la Mostra. Mais "je sentais que j'avais besoin d'élargir l'horizon" de cette histoire, précisait-il. La foi, les compromis de la politique, les principes moraux, l'importance de la cohérence avec ses propres idées sont quelques-uns des thèmes abordés par ce film de près de deux heures. Marco Bellochio dénonce en particulier dans le film la mainmise catholique sur la politique qui empêche l'Italie de se doter d'une loi sur l'euthanasie, thème très sensible dans la péninsule. "Tant que les catholiques pourront conditionner la vie politique italienne, les choses ne changeront pas: il sera impossible de voter une loi, même respectueuse, sur la fin de vie", affirmait alors le réalisateur de 72 ans, à l'allure toujours jeune. "Quand le pouvoir des catholiques est aussi fort, comme c'est le cas en Italie, il est presque impossible de promouvoir une loi plus laïque", a-t-il insisté, rappelant qu'un projet de loi sur le "testament biologique" était au point mort au parlement. Le texte de loi prévoit que l'alimentation et l'hydratation, considérées comme "soutien vital" et non comme des "thérapies", ne peuvent jamais être suspendues, sauf lorsqu'elles "ne sont plus efficaces ou adaptées aux conditions de vie du patient". Eluana Englaro est restée 17 ans dans le coma jusqu'à ce que sa famille obtienne en justice le droit de suspendre son alimentation. Elle est morte le 9 février 2009."L'Italie s'est affrontée sur le destin de cette pauvre jeune femme, il y a eu une grande tension médiatique, un affrontement entre catholiques et laïcs", s'est souvenu le cinéaste.Le Vatican et l'Eglise italienne avaient fait campagne contre la suspension de son alimentation, avec le soutien d'une bonne partie de la droite et de Silvio Berlusconi, qui avait tenté de faire voter en urgence une loi pour empêcher la famille d'Eluana d'agir.  Trois ans après, "le problème n'a pas été résolu", déplorait Marco Bellocchio, dont le film a fait l'objet de nombreuses critiques de la part des milieux catholiques et de la droite italienne. Une petite manifestation devant le Palais du Cinéma à Venise avait même rassemblé une cinquantaine de personnes, qui avaient distribué des tracts affirmant que Marco Bellocchio avait "tué Eluana une deuxième fois".
 
 
Paul et Danièle Pierra disent : le 6 février 2009 à 0 h 12 min
 
Lettre de soutien à Monsieur Beppino Englaro.
Monsieur, nous vous adressons toute notre sympathie et vous assurons de notre soutien dans votre démarche pour libérer votre fille de la prison de son corps.  Par amour pour Eluana, vous bravez avec dignité et détermination l’adversité. Ceci vous honore et donne la juste mesure de l’abnégation dont vous faites preuve à son égard. Nous avons traversé les mêmes épreuves que les vôtres et savons les souffrances infligées aux corps de nos enfants. Notre pays, la France, s’est doté en avril 2005 d’une loi qui porte le nom de son auteur : « la loi Léonetti ». Celle-ci permet d’arrêter l’alimentation et l’hydratation dans des cas de coma végétatif irréversible ou en phase finale de maladies incurables à la demande réitérée des patients. La loi prévoit parallèlement un accompagnement palliatif en attendant la survenue de la mort. Nous avons demandé son application au cas notre fils Hervé, qui était dans un coma végétatif irréversible pendant 8 ans ½. Après 14 mois de combat pour vaincre les réticences des médecins notre requête a abouti. Notre fils est décèdé au bout de 6 jours d’agonie atroce, sans aucune sédation, car les médecins ont eu peur qu’il meurt trop rapidement et craignaient des poursuites judiciaires. Ainsi, cette loi, constitue une avancée, mais porte en elle le germe de tel drame humain. En effet, l’euthanasie est interdite en France et la frontière entre le licite (laisser mourir) et l’illicite (faire mourir) est très ténue.
Le coma végétatif irréversible n’est ni la vie, ni la mort, ni le repos du corps soumis au rétrécissement du squelette, aux escarres, aux suffocations et aux régurgitations permanentes. Cela ne peut être la volonté de Dieu, car Dieu est amour et, si sa volonté avait été respectée, nos enfants seraient morts dans la paix de l’âme depuis longtemps. Cette torture est due aux progrès de la technologie médicale non accompagnée de prise de conscience éthique, à l’intégrisme des 3 religions monothéistes et à l’aveuglement des donneurs de leçons.
Nous vous sommes reconnaissants, Monsieur, de contribuer par votre pugnacité à instaurer le débat sur l’euthanasie dans votre pays et au-delà des frontières de l’Italie.
Très cordialement, Paul et Danièle Pierra.                                                                                                                             Ci-dessous la carte que nous avons reçue le 17 février 2009 de la part de M. Beppino Englaro, père D’Eluana.
 
DSCN0268
 

Ci-dessous un article paru dans un quotidien italien “Primo Piano” faisant état de notre lettre à M. Beppino Englaro.

sabato 7 febbraio 2009 PRIMO PIANO L’UNIONE SARDA

 

SOLIDARIETÀ

«In Francia ci siam riusciti»

«Egregio signor Englaro, le assicuriamo il nostro sostegno nella procedura per liberare sua figlia Eluana dalla prigione del suo corpo». Comincia con queste parole la lettera inviata a Beppino Englaro da Paul Pierra che in Francia, per otto anni, ha combattuto una battaglia simile per suo figlio ottenendo, nel 2005, una legge che consente l’interruzione dell’alimentazione e dell’idratazione nei casi di coma vegetativo irreversibile.

   

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Published by parents d'Hervé Pierra
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salenson jacqueline 07/04/2013 11:56

belle initiative! j'irai voir ce film dès que possible

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  • : Blog parents d'Hervé Pierra: fin de vie dans la compassion
  • Blog parents d'Hervé Pierra: fin de vie dans la compassion
  • : Ce blog est destiné à faire connaitre notre drame et à recueillir vos commentaires et témoignages personnels sur le délicat sujet de la fin de vie. Notre fils Hervé Pierra est resté plongé dans un coma végétatif chronique irréversible pendant 8 ans 1/2. Il est décédé après l'application de la loi Léonetti en 6 jours cauchemardesques, sans sédation. Nous avons promis à notre enfant de nous "battre" pour qu'une telle horreur n'affecte plus jamais personne.
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