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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 10:13

Il est urgent de réagir. Danièle l'a fait en prenant sa plume.

 

La proposition de vaccinations obligatoires avancée par Mme Marisol Touraine va être imposée par notre ministre de la santé, Mme Agnès Buzyn qui, sans discussion, va légaliser un vaccin contre 11 pathologies. Il est temps de nous informer, de scruter les réseaux sociaux, de s'instruire sur le sujet, de se forger une opinion et de réagir. Des citoyens, à la suite de l'obligation vaccinale des enfants avec l'infanrix hexa contenant donc six valences mais surtout, des sels d'aluminium, ont saisi le Conseil d'Etat concernant la non disponibilité du vaccin obligatoire DTP (à 3 valences). Huit arrêts de celui-ci, confirme le lien entre aluminium vaccinal et la myofascite à macrophage. Le Conseil d'Etat a mis en demeure l'Etat, soit d'arrêter l'obligation de vaccination, soit de revoir sa politique sur cette question dans les six mois. Cette échéance arrive début août 2017. Voila pourquoi nous sommes aujourd'hui confrontés à l'inimaginable: un vaccin contre 11 pathologies et contenant de l'aluminium.

Je fais partie de "ceux qui ne sont rien" en opposition à ceux qui réussissent, comme disait Monsieur le Président Macron. Convaincue de l'importance de la vaccination, je me bats cependant par le biais des seules armes en ma possession, ma plume et ma ténacité , contre l'adjuvant aluminium. Eprouvée par la perte d'un de mes enfants, je ne suis pas prête a être la spectatrice docile et décérébrée d'une catastrophe annoncée, car j'ai deux adorables petits enfants. Beaucoup d'entre nous doutent de l'innocuité des adjuvants et évoquent le principe de précaution. L'institut Pasteur lui-même, avant sa fusion avec Sanofi, avait retiré en 1974 l'aluminium de ses vaccins. Ainsi, il a utilisé entre 1974 et 1986 le phosphate de calcium. Celui-ci qui est un composant naturel de l'organisme avait fait ses preuves à la satisfaction générale.

Tout est fait dans les batailles d'experts, pour nous déstabiliser. Les experts sont méprisés. Monsieur André Cilolella, président du réseau environnement santé (RES) dénonçait "la position obscurantiste des autorités sanitaires qui tendent à marginaliser les experts" (source: futura-science).

Le président de l'Union Nationale des Associations Citoyennes de santé (UNAC) s'inquiète : "les vaccins ont des effets secondaires neurologiques, musculaires, mal mesurés et parfois irréversibles", "on ne laissera pas faire", dit-il.

Devant tant d'obscurantisme, de controverses, la suspicion s'installe en toute légitimité.

L'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé qu'elle ne financerait pas la poursuite de ses travaux sur les adjuvants à l'aluminium. Pourquoi ?

L'académie nationale de médecine avait reconnu que l'aluminium pouvait pénétrer dans le cerveau, mais s'est déclarée hostile à tout moratoire sur le sujet.

Madame Michèle Rivasi, députée Européenne et professeure agrégée en SVTU, était l'invitée du journaliste Jean-Jacques Bourdin sur RMC le 5/1/2005. Elle s'indignait: "les laboratoires pharmaceutiques achètent tout le monde", avec force de dénonciation, de personnalités politiques compromises (encore visible sur le net). Le professeur et chercheur Monsieur Authier et le neuropathologiste Romain Ghérardi (hôpital Mondor) ont démontré, avec des technologies très récentes, la nocivité de l'aluminium, grâce à des biopsies systématiques. L'aluminium ne se dissout pas dans l'organisme mais s'accumule dans le système nerveux central, causant la myofascite à macrophages (cela cause fatigue chronique, fièvre, troubles neurologiques). Cette maladie, suivant notre terrain génétique et notre état de santé, touche 5% de la population. Près de 78% des malades sont en invalidité totale. Chez le nourrisson (vaccins obligatoires à deux mois) dont la fonction rénale n'est encore bien en place, une partie des sels d'aluminium via le transport sanguin, passe la barrière hémato- encéphalique.

Le professeur Michel Georget souligne qu'aucun organisme vivant n'utilise d'aluminium. Il s'agit d'un métal neurotoxique. La situation actuelle est d'autant plus préoccupante que l'évaluation des propriétés pharmacocinétiques n'est pas nécessaire pour les vaccins (la pharmacocinétique a pour but d'étudier le devenir d'une substance active contenue dans un médicament après son administration dans l'organisme (source: extrait "d'envoyé spécial du 11/02/2016).

Le biochimiste britannique Christophe Exley travaille sur l'aluminium depuis 20 ans et se demande si les maladies auto immunes, comme la sclérose en plaques ne seraient pas liées à l'aluminium ?

L'AFSSAPS (agence du médicament) recommande de ne pas utiliser de produits cosmétiques contenant ce métal sur peau lésée.

Comme une ironie supplémentaire, sur nos écrans, les publicitaires avancent comme argument de vente: "sans aluminium" pour la publicité d'un déodorant connu !

Le laboratoire Mérial, filiale de Sanofi pour les produits vétérinaires, a retiré l'aluminium de ses vaccins face à une recrudescence du "sarcome félin" imputée aux sels d'aluminium.

Parmi les 11 vaccins on trouve la valence contre l'hépatite B. En 1994 le gouvernement français a fait procéder à une vaccination massive de la population (un peu plus du tiers de la population a été vacciné). Certaines personnes ont subi des effets secondaires neurologiques, notamment, un millier de scléroses en plaques. La campagne fut suspendue.

Seule l'Italie, nous bat avec douze vaccins obligatoires provoquant une vague de protestations au sein du pays et dans le monde entier. Les premiers exilés vaccinaux ont dû quitter leur pays pour l'Autriche. Parallèlement, l'indice de perception de la corruption, en Italie, élaboré par l'ONG transparency international est l'un des plus catastrophiques d'Europe.

La loi Kouchner du 4 mars 2002 revendique la liberté de choix pour tous après information complète et objective. Ce qui risque de nous tomber dessus est donc la parfaite antithèse de la loi Kouchner !

Madame la ministre de la santé Agnès Buzyn, professeure d'hématologie et présidente de nombreuses et prestigieuses institutions, déclare qu'un bon expert est un expert proche de l'industrie pharmaceutique (comme elle l'a été par ailleurs). Cette affirmation scandalise une bonne partie du monde médical et surtout, la pneumologue, Madame Irène Frachon, docteur et lanceuse d'alerte sur les dangers du médiator. Par ailleurs, l'époux de la ministre de la santé, Yves Levy, est PDG de l'institut des sciences et de la recherche médicale (INSERM). C'est ce même institut, l'INSERM, qui a supprimé tous les crédits de recherche au professeur et chercheur Monsieur Le Bihan du CHU de Brest. Son délit: avoir soutenu le docteur Irène Frachon dans son enquête sur les dangers du médiator.

Le professeur Le Bihan, dépité, est parti et vit depuis au Canada (source wikipédia la fille de Brest, dans synopsis).

J'espère que Madame la ministre de la santé entendra notre désarroi et que la santé des enfants de ce pays ne sera sacrifiée sur l'autel de la cupidité des laboratoires pharmaceutiques.

 

Le professeur Montagnier, prix Nobel de médecine en 2008, s'offusque publiquement: "ce sont souvent les adjuvants qui créent ces problèmes de réactions anormales aux vaccins ... J'enrage de voir que ce problème est totalement nié pour des intérêts pharmaceutiques, des intérêts politiques".

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 14:39

Aux éléments de réflexion dépassionnés, apportés par Monsieur Bertrand Binnendijk, je propose mon modeste éclairage. Le prisme est quelque peu différent et en cela, il peut contribuer à restituer un certain équilibre.

 

1. Premièrement, que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre à FF. Je veux parler de ceux qui n'ont jamais payé une facture en liquide, privant ainsi l'Etat de rentrées fiscales, qui n'ont jamais commis d'excès de vitesse mettant en danger la vie des autres, qui n'ont jamais utilisé de moyens contraceptifs prohibés par notre sainte Eglise, qui n'ont jamais fêté Pâques avant les Rameaux, qui n'ont jamais menti, trompé, médit, abusé de leur autorité, etc, etc...
 

"Votre premier élément de réflexion dépassionné" constitue un véritable sermon. Vous nous servez des péchés, de la sainte église etc... De quoi est-il question, Monsieur ? Il s'agit d'une élection présidentielle dans notre pays, la France, démocratie laïque. Votre procédé de nivellement et de mise en perspective de faits délictueux pénalement et de péchés est irrecevable. Cependant, au vu de tous les scandales de pédophilie qui éclaboussent la sainte église et ses saints complices, je comprends que l'intentionnelle méprise ait des vertus utilitaires et apaisantes. Ces accommodements réels et sémantiques ont couvert tous les crimes perpétrés par l'institution religieuse. Aujourd'hui encore, le génocide de 796 enfants (de la naissance à 2 ou 3 ans) nés hors des liens sacrés du mariage, dans un ancien couvent catholique à Tuam en Irlande, reste impuni (voir le lien ci-après). http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/06/14/les-fantomes-du-couvent-hantent-la-ville-irlandaise-de-tuam_4438048_3214.html

Vous avez, Monsieur l'avocat ecclésiastique, au minimum la franchise ou l'inconséquence de donner le ton d'emblée, le ton du catholicisme intégriste. Certainement gonflé à bloc par le bruit fracassant de quelques centaines d'individus de "sens commun" et de la "manif pour tous", vous vous octroyez le droit de représenter l'électorat de droite ! Vous desservez au contraire votre "mentor" et votre cause. Cet électorat ne se reconnaît pas dans vos croisades d'un autre âge. Sur le site "Magistro", votre si mal nommé objectif "tribune critique, de bon sens, raisonné et libre" est édifiant! Comme il le souligne fort heureusement "tout ne se vaut pas".


2. Deuxièmement, en droit comme en morale, il ne faut jamais perdre de vue la notion d'imputabilité. Je m'explique : une faute est d'autant plus grave (imputable) que son auteur a conscience de sa faute. C'est ce qu'un juge digne de ce nom cherchera à déterminer dans un procès équitable. Le Pape François ne dit pas autre chose dans Amoris laetitia. Il n'existe pas de péché en soi. Il faut toujours le replacer dans son contexte.

 

Si je comprends bien votre "deuxième élément de réflexion dépassionné", l'alternative est la suivante, votre mentor se serait :

- Soit perdu dans les méandres de quelques petits arrangements avec le réel (à l'insu de son plein gré), auquel cas, cela constituerait une faute de discernement et de déconnection avec la réalité. Ces failles sont peu rassurantes pour un futur président de la République sensé être le guide averti et éclairé de toute une nation.

- Soit fourvoyé dans des mensonges délibérés. Pour parodier l'esprit de votre prêche, le Christ ne disait-il pas : "la vérité vous rendra libre".


3. Donc, troisièmement, il n'est pas juste de faire au seul FF le procès de pratiques certes immorales mais néanmoins légales qui sont le fait de l'immense majorité des élus. C'est le cadre réglementaire de ces pratiques qu'il convient de condamner et de réformer. Je souligne d'ailleurs qu'à part le distingué M. Bayrou, les élus de tous bords rasent plutôt les murs et se gardent curieusement de hurler avec les loups!

 

Le troisième élément de réflexion dépassionné reconnaîtrait certes, que la haute autorité de transparence de la vie publique a du pain sur la planche avec tout le monde, mais, l'autoproclamé "Monsieur propre", a hélas choisi la "lessive qui tache" !

 

4. En fait, la question est de savoir si une élection sert à élire un saint ou un dirigeant politique. l'Histoire nous enseigne que malheureusement, les deux sont très rarement compatibles. La dernière fois que la France a été dirigée par un saint, elle l'a payé très cher! Je fais allusion au fait qu'en restituant ses domaines français au roi d'Angleterre, le bon roi Saint Louis, a semé les germes de l’effroyable guerre de cent ans dont on sait le lot de malheurs qu'elle attira sur notre malheureux pays!!

 

Le quatrième élément de réflexion dépassionné atteste qu'effectivement nous n'élisons pas un saint, mais un dirigeant politique. Ce dernier pourrait ne pas être pour autant un escroc, un menteur qui bafoue les valeurs chrétiennes et celles de la République quand cela l'arrange. Loin d'être exemplaire, celui-ci fut le ministre le plus dépensier du quinquennat Sarkozy (appartement, hélicoptère, voyages personnels très coûteux, Falcon de la république, voiture blindée à 120000 € etc...).


5. Il faut donc s'interroger sur ce qui motive un tel déchaînement médiatique. Le tort de FF n'est pas d'avoir fait comme ses pairs, ce dont ceux qui l'attaquent se foutent éperdument. Son véritable péché, sa faute impardonnable, c'est de croire dans des valeurs jugées passéistes par les tenants de la pensée unique. FF aime la France et veut lui redonner sa fierté et sa place dans le monde. Et ça, c'est inacceptable pour ceux qui l'attaquent avec pour seule obsession le métissage, le multiculturalisme, la repentance et la haine de nos valeurs chrétiennes et humanistes!

 

Votre cinquième élément de réflexion dépassionné s'appuie sur le fait que "les affaires" sont un mauvais prétexte ! Le voile est tombé, le pieux candidat serait rejeté par haine de nos valeurs chrétiennes et humanistes. Effectivement, un candidat de droite qui ne se serait pas compromis avec des associations intégristes, aurait eu plus de légitimité dans notre pays laïque. Les 96 % de la population favorable à l'euthanasie et au suicide assisté sont fustigés. Vous allez même jusqu'à dénigrer les directives anticipées. Le programme auquel vous aspirez est donc le dolorisme érigé en vertu chrétienne. Les victimes collatérales des progrès de la réanimation sont et seront sacrifiées sur l'autel de votre dogmatisme. Vous substituant à Dieu, vous les condamnez après stabilisation de leurs paramètres biologiques, à une non vie de souffrance et à une agonie sans fin qui n'existe pas dans la nature. Dans une tribune du "Monde", daté du 29 mars, 146 médecins et chercheurs dans le domaine des sciences de la vie, dont une trentaine d'académiciens, dénoncent les prises de position de la "fondation Jérôme Lejeune" (reconnue d'utilité publique) contre les recherches sur l'embryon et contre l'avortement. Cette fondation est un pilier de "la manif pour tous" et de "sens commun" cher à Monsieur Fillon. Celle-ci cherche à bloquer les recherches sur "les cellules souches pluripotentes", médecine de demain qui réparent les organes malades ou endommagés et qui pourrait remplacer les greffes d'organes. Ces méthodes régénératives essaient, par ailleurs, de comprendre les maladies génétiques et certains mécanismes moléculaires à l'origine de la formation de tumeurs. Où sont les valeurs humanistes que vous défendez et qu'ils défendent au travers des incessantes procédures judiciaires lancées, avec un dédain affiché, à l'encontre de ces porteurs d'espoir. Mgr Fisher allait jusqu'à déclarer concernant ces scientifiques : "tu obtiens des résultats, surtout des thérapies populaires et en échange tu auras la gloire et le profit"! Un tel mépris est bien le sceau des ecclésiastiques avec, de surcroît, un tutoiement irrévérencieux. Quelle proportion d'électeurs de droite se reconnaît-elle dans ce dangereux obscurantisme ? Vous assassinez la droite par cette "inquisition" remise au goût du jour.


6. Et si l'on se penche sur les programmes des candidats, seul celui de FF est considéré comme sérieux et susceptible de redresser la France face aux défis colossaux qui se présentent à elle : la lutte contre l'islamisme, le redémarrage de la machine économique, seule condition de la réduction du chômage, les enjeux internationaux etc.

 

Votre sixième élément de réflexion dépassionnée se base sur un programme qui apparaît sérieux et étudié. Votre candidat est hélas "grillé", il s'est "tiré une balle dans le pied". Imaginons la crédibilité et la légitimité d'un appel à l'austérité de la part de celui qui a fait preuve d'autant d'indécence avec l'argent. Quelle crédibilité aurait la France sur la scène politique internationale avec un leader décrié unanimement par toute la presse étrangère.

Quel égo surdimensionné agite celui qui préfère faire perdre la droite plutôt que de se retirer et laisser la place à un autre. Comme disait Saint Mathieu : "l'égoïsme rend aveugle".


7. En comparaison, le programme de Emmanuel Macron brille toujours par son absence. En dehors de postures et d'envolées lyriques, son discours est creux et a de quoi inquiéter ceux qui envisagent de voter pour lui.

 

Le septième élément de réflexion dépassionné est le signe tangible que vous espérez non pas un vote d'adhésion mais un vote par défaut. Monsieur Macron est le chanceux opportuniste du moment qui récolte sans se baisser les "déçus de la gauche", les "frileux des extrêmes" et les pauvres électeurs "dégoûtés". Ceux-ci sont écoeurés par les affaires, mais surtout par ce que vous vous employez, avec zèle, à illustrer dans vos premières lignes en dénaturant la droite !


8. Quant à celui de MLP, s'il comporte de bonnes idées sur l'immigration, qui n'en seront pas moins très difficiles à mettre en œuvre, son projet économique est totalement délirant, imprégné des idées gauchisantes de Florian Philippot, avec en particulier la remise de l'age de la retraite à 60 ans!

 

Le huitième élément de réflexion dépassionné repose sur le même principe de repoussoir, faute de mieux, OK pour Monsieur Fillon, le candidat "la vertu".


9. Comme FF est inattaquable sur son projet global, il fallait l'attaquer sur sa dimension morale et familiale par ses détracteurs qui n'en ont rien à foutre. Une attaque magistralement orchestrée par ces journaux qui nous haïssent et nous traitent dans la boue depuis la manif pour tous. Et pourtant, de façon surprenante, beaucoup d'entre nous leur accordent du crédit sans se rendre compte du fait qu'ils sont manipulés "à l'insu de leur plein gré".

 

Le neuvième élément de réflexion dépassionné nous signifie que nous serions tous manipulés. Il s'agit là d'une offense faite à l'intelligence des gens qui ont pourtant, d'après l'audimat, massivement suivi tous les débats politiques. Nous serions donc tous des idiots selon vous.

Le "coup" de la victimisation ponctue votre argumentaire de façon logique et est révélateur de l'amalgame savamment orchestré : "politico bondieuserie" !

Si la droite n'est plus incarnée que par "la manif pour tous", "sens commun" et autres "croisés"... , alors non merci Monsieur, vous ferez gagner Monsieur Macron et grossir le chiffre des votes blancs. Vous êtes bien placé, Monsieur, sur le podium des promoteurs du divorce des Français avec la politique.

 

Votre injonction finale sonne le glas : "Si vous êtes d'accord avec ce qui précède, faites circuler ce mail le plus largement possible. N'ayez pas peur ! Et si vous n'êtes pas d'accord, faites le circuler quand même. Cet acte de clémence vous sera rendu au centuple".

Cette injonction a les traits d'une bouteille qu'on lance à la mer après avoir fait une prière.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 18:52

Lettre ouverte de Danièle Pierra à M. Philippe Juvin, représentant de M. Fillon (LR), suite à son intervention lors du meeting de l'ADMD du 18 mars 2017.

 

J'ai l'habitude d'entendre avec respect les arguments de nos détracteurs, mais je dois bien l'avouer, votre prestation m'a révoltée. L'implication de nos amis belges et hollandais dans ce qui s'apparenterait à un génocide, est aussi diffamatoire que fallacieuse. Ils auraient euthanasié quelques 500 personnes sans leur consentement. Je vous invite à lire sur notre blog "les parents d'Hervé Pierra", la lettre des médecins belges (à nos autorités) et ma lettre de soutien à ces derniers.

Afin de discréditer notre "combat" sur le suicide assisté, vous avancez l'argument suivant: "on ne peut pas conjointement lutter contre le suicide des jeunes et des désespérés et prôner le suicide assisté (en fin de maladie incurable). Plus qu'un raisonnement par l'absurde,  cette mauvaise foi est une insulte à notre intelligence. Elle reviendrait dans le même pitoyable état d'esprit à dire  que nous ne pouvons pas lutter parallèlement contre la famine et l'obésité !

Vous avez poussé votre auditoire dans ses derniers retranchements avec votre citation du philosophe Alain : "quand dix personnes qui pensent la même chose se réunissent, elles ne pensent plus...". Ce mépris affiché ne vous honore pas, Monsieur, et peut se retourner contre vous. Utiliser et se réfugier derrière ces artifices (proverbes, adages, maximes etc...) révèlent la faiblesse de celui qui les prononce. L'orateur semble incapable de réfléchir par lui-même. Par ailleurs, les électeurs de votre candidat à la présidentielle, seront heureux de savoir que vous les disqualifiez car ils sont, je pense, plus de dix, lors de meeting à penser la même chose ! ...ils ne pensent donc plus !

Je vous propose, Monsieur Juvin, une citation de votre philosophe de prédilection, Alain  : "nous traînons toute notre vie des chapelets de mauvais vers et de maximes creuses qui nous font buter à chaque pas". Pour vous être agréable, je ne résiste pas à partager avec vous, ce propos du philosophe Alain qui s'est montré quelque peu visionnaire : "l'homme qui se sent réellement puissant, ne veut rien devoir au costume, il prétend être reconnu sans les insignes et être acclamé tout nu".

Fustiger les 96 % de citoyens français qui se prononcent pour l'euthanasie et le suicide assisté, ne servira aucune cause. Les valeurs morales ne sont l'apanage d'aucun parti et comme l'écrivait notre cher Alain : "il n'y a rien d'autre dans la morale que le sentiment de dignité".

Chaque adhérent présent à ce meeting a connu des expériences de fin de vie traumatisantes et aurait mérité le minimum de respect, simplement dû à la dignité intrinsèque de chaque individu.

Madame Danièle Pierra, mère d'Hervé Pierra condamné à huit ans et demi de coma végétatif et à une agonie cauchemardesque de six jours sans alimentation, hydratation et sédation.

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 22:03

J'ai compilé, pendant des jours, des informations glanées sur le net et ai croisé celles-ci avec le plus de méthode possible. Le livre du Professeur Michel Georget, agrégé de biologie sur les vaccinations, m'a beaucoup aidée dans ma quête d'un certain éclairage sur l'épineux et stressant problème du vaccin Infanrix hexavalent. Je n'ai d'autre légitimité que celle d'une Mamie qui a des petits enfants très jeunes et qui est soucieuse de leur bien-être. Il n'est pas nécessaire d'être un professionnel de santé, pour se faire un avis, comme il n'est pas nécessaire d'être politologue pour glisser un bulletin de vote dans l'urne. Nous sommes tous concernés!

Un scandale indéniable : "la prise en otage, la vente forcée"

  • Le vaccin DT Polio (Diphtérie Tétanos Polio) dit trivalent est obligatoire. Son coût était de 6 €.
  • On assiste à une pénurie de ce vaccin organisée, ou pas, par les laboratoires pharmaceutiques. Les labos qui fabriquent ces vaccins, GSK (Glaxo Smith Kline) et Sanofi Pasteur, évoquent un changement de calendrier vaccinal dans plusieurs pays, qui a fait grimper la demande et des difficultés dans la production de vaccins. 
  • Un autre vaccin de remplacement, l'Infanrix, dont le coût est de 39 €uros, devient donc par "vente forcée", imposé. Il couvre six maladies (diphtérie, tétanos, polio, hib coqueluche, hépatite B).
  • Bizarrerie de calendrier: Depuis 2014 le vaccin pentavalent (qui couvre 5 maladies: diphtérie, tétanos, polio, hib coqueluche) a aussi disparu du circuit. 
  • Aberration: il est illégal d'imposer ce vaccin comme il est illégal de le refuser.

Les risques

L'Infanrix Hexa est un vaccin combiné qui regroupe des vaccins importants en une seule prise. Les risques sont d'origines diverses : 

  • Les risques liés au sujet que l'on vaccine. Les vaccinations de routine et de masse se font généralement sans examen préalable (aucune investigation n'est faite auprès des tout petits). Au Japon, entre 1975 et 1980, le simple décalage des premières vaccinations de 3 mois d'âge à 2 ans, a permis de réduire de 90 % les décès et 80 % les accidents neurologiques.
  • Les risques liés à la partie vaccinante : le vaccin contre l'hépatite B est soupçonné d'un lien avec la sclérose en plaque. Le journal "le Monde" du 5 juin 2015 pointe du doigt la valence contre l'hépatite B, et souligne qu'il est étrange d'immuniser les nourrissons contre cette infection transmise par voie sexuelle. Or, ce vaccin est accusé à tort ou à raison de provoquer des maladies. 
  • Les risques engendrés par la réaction immunitaire, comme un choc incontrôlé (choc anaphylactique). 
  • Les risques de contaminations. 
  • Les risques liés aux additifs (adjuvants, inactivateurs, conservateurs, stabilisateurs et autres excipients). Dans l'Infanrix, on trouve entre autres, du formaldéhyde et des sels d'aluminium. D'après le Professeur Joyeux, ces deux substances sont dangereuses et pourraient provoquer la myofascite à macrophages (c'est à dire: syndrome associant douleurs musculaires, articulaires et fatigues chroniques).

Le formaldéhyde (autrement dit, le formol)

En juin 2004, le centre international de recherche sur le cancer a classé cette substance en catégorie 1, c'est à dire, cancérogène avéré chez l'homme.

L'aluminium

L'aluminium est utilisé comme adjuvant car il est un puissant stimulateur du système immunitaire. Cependant, des découvertes récentes révèlent aussi ses propriétés neurotoxiques. Un autre adjuvant, sans risque et qui a fait ses preuves depuis des dizaines d'années (le phosphate de calcium) a été retiré progressivement. L'aluminium est normalement éliminé par les reins, sauf chez les nourrissons dont la fonction rénale n'est pas encore bien en place. La barrière hémato-encéphalique des bébés n'est pas complètement formée et est donc davantage perméable aux substances toxiques dont l'accumulation serait facilitée par son mode de transport dans le sang. Un bébé de 15 mois qui reçoit son quatrième vaccin héxavalent de routine, reçoit 100 fois la dose d'aluminium qui ne devrait être excédée dans son sérum sanguin (source: Jean Pillette docteur en médecine, membre de l'Européan forum for vaccine vigilance).

Madame la Députée Européenne Michèle Rivasi, Professeur agrégé en SVTU, a réclamé un moratoire sur tous les vaccins contenant de l'aluminium, demande précédemment formulée par un groupe d'études de l'Assemblée Nationale, en application du principe de précaution. L'Académie de médecine avait reconnu que l'aluminium pouvait pénétrer dans le cerveau, mais s'était déclarée hostile à tout moratoire. La conférence de presse organisée le 12 novembre 2012 était édifiante ! Elle s'intitulait: "nocivité des sels minéraux dans les vaccins, du soupçon aux certitudes". Madame Michèle Rivasi et les chercheurs français dont M. Romain Ghérardi (neurologue et directeur de l'INSERM), le professeur François Authier (neurologue, responsable des tests diagnostiques) ainsi que les chercheurs étrangers Christopher Exley, Christopher Shaw, Yéhuda Shoenfeld (directeur d'une unité de l'INSERM) étaient conviés. Or, malgré la reconnaissance du problème par l'Académie de médecine, malgré de nombreuses publications scientifiques internationales, l'ANSM (agence du médicament, anciennement AFSSAPS) vient de refuser tout financement à l'équipe INSERM de l'hôpital Henri Mondor (Créteil) qui travaille depuis 18 ans sur cette question. POURQUOI ?

Profits, obscurantisme et intérêts politiques :

  1. Monsieur le Professeur Montagnier, prix Nobel de médecine en 2008, se désolait: "ce sont souvent les adjuvants qui créent ces problèmes de réactions anormales aux vaccins... , j'enrage de voir que ce problème est totalement nié pour des intérêts pharmaceutiques, des intérêts politiques". En un mot, on risque de tuer ou de rendre malade nos enfants pour de le profit.
  2. M. André Cicolella, Président du réseau environnement santé a dénoncé, à l'AFP du 12 novembre 2012, la "position obscurantiste des autorités sanitaires qui tendent à marginaliser les experts".
  3. Des documents obtenus par le Professeur Lucia Tomlijenovic du neural dynamique research groupe révèlent que les compagnies pharmaceutiques et les autorités de santé, connaissent les multiples dangers associés à ces vaccins, mais ont choisi de ne pas les divulguer.
  4. Le docteur Richard Horton, rédacteur en chef du journal médical mondialement connu "the lancet", a récemment déclaré: "une grande partie des résultats de recherches publiés sont au mieux, sujets à caution, si non, complètement faux".
  5. Souvenons-nous de la découverte, lors du scandale du médiator, du "club Hippocrate", qui réunissait une centaine de députés, club financé par GSK (source: site bigpharma et conflits d'intérêts).
  6. En 2009, Madame Marisol Touraine, appartenait au club "avenir de la santé", un groupe de pression financé par le labo GSK fabriquant du vaccin Infanrix (source: wikipédia).
  7. La liste des membres du club "avenir de la santé" est interminable (ministres, députés et sénateurs) La firme tient tout le monde ! Source: le site "le club avenir de la santé", avec la liste complète des noms.
  8. L'ancienne ministre de la santé, Michelle Barzach, a été présidente du labo GSK.
  9. Depuis novembre 2012, le conseil d'Etat, a reconnu à 6 reprises le lien aluminium vaccinal et myofascite à macrophages. La maladie peut se déclencher 10 ans après la vaccination.

La vaccination a éradiqué beaucoup de maladies. Je ne suis pas une personne anti-vaccin, bien au contraire, je suis reconnaissante à la science de ces bienfaits. Cependant, je suis persuadée que l'attitude des laboratoires, toujours plus cupides, conjuguée à l'obscurantisme, a abouti à notre méfiance, voire à notre défiance. Le principe de précaution qui devrait prévaloir est bafoué, pire encore, on assiste à une opposition farouche et suspecte des grands laboratoires et du pouvoir. N'oublions pas que sur 675 personnes siégeant à l'agence du médicament, 415 (soit 62,4 %) déclarent avoir des intérêts dans l'industrie pharmaceutique et cosmétique. Souvenons-nous de la découverte, lors du scandale du Médiator, du "club Hippocrate" qui réunissait une centaine de députés. Ce club était financé par ... les laboratoires GSK ! (source: site big pharma et conflits d'intérêts).

Je suis atterrée par ce que j'ai lu sur les conflits d'intérêts, les compromissions, les personnes corrompues, achetées, le mépris affiché envers les experts qui ne partagent pas l'avis du "politiquement correct".

Je suis atterrée par le dévolu jeté par les laboratoires sur les plus faibles, les moins instruits, au fin fond de l'Afrique, auxquels il est facile d'arracher un pseudo consentement éclairé pour des essais thérapeutiques.

Je suis, sans réserve, pour un vaccin contre le manque d'humanisme.

Espérons que le gouvernement et la ministre de la santé, Madame Marisol Touraine, entendront nos interrogations prégnantes et notre légitime colère. Le dernier rebondissement en date (le 15 février 2016) est la saisine du conseil d'Etat par Maître Bergel Hatchuel, mandatée par des citoyens signataires de la pétition du docteur Joyeux. C'est le dernier épisode rocambolesque de cette mauvaise farce après un recours gracieux resté lettre morte et .... une perte de dossier par les services du ministère de la santé !

Infanrix hexa: le document confidentiel accablant du site Initiative Citoyenne sur la mort subite des nourrissons sur deux ans, après vaccination (lien ci-dessous) http://initiativecitoyenne.be/article-infanrix-hexa-le-document-confidentiel-accablant-113251207.html

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 12:37

Ci-dessous une vidéo ou Jean-Luc Mélenchon et Jean-Luc Roméro abordent le délicat sujet de la fin de vie.

http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/droit-de-mourir-dans-la-dignite-52515

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 12:16

Nous venons de perdre notre combat pour l'euthanasie. C'est avec tristesse et déception que nous prenons connaissance de la loi sur la fin de vie qui vient d'être votée. La loi du 22 avril 2005 sera reconduite pratiquement à l'identique. Seule la sédation profonde et continue jusqu'au décès apparaît comme un élément nouveau. Elle sera à n'en pas douter le corolaire d'images traumatisantes que nous connaissons tous, images de corps décharnés au bout d'un laps de temps indéterminé. Ainsi, les victimes collatérales des progrès de la réanimation ont du souci à se faire.

L'agonie de notre fils en 6 jours cauchemardesques, au bout de 8 ans 1/2 de coma végétatif atroce, si justement qualifiée de "laisser crever" par le rapporteur lui-même de la loi qui porte son nom, le député Jean Léonetti, dans son livre "à la lumière du crépuscule", ne sera pas vraiment l'exception, avec un bémol tout de même: la sédation.

J'ai une pensée particulière pour les grands prématurés non viables qui, décèdent dénutris et déshydratés en 10 à 20 jours insoutenables. Le centre éthique clinique de Cochin, qui a dénoncé ces pratiques dans le journal Libération du 28 février 2014, n'a pas été entendu.

Profondément déçue et désarmée face à la "trahison" du Président de la République, je reste circonspecte sur l'influence des religions dans la souffrance institutionnalisée imposée aux personnes en coma ou état végétatif et aux patients en phase terminale de maladies incurables.

LAÏCITE ET IMMIXTION DES RELIGIONS

La loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, stipule article 2 : "la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte". La République prend cependant en charge les bâtiments destinés aux cultes construits avant 1905. Elle assure par ailleurs une neutralité en matière religieuse, garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes. 

- Les confusions sémantiques entre cultuel et culturel :

L'Etat peut légalement subventionner des associations culturelles mais non cultuelles, dans la même logique laïque qu'elle ne finance aucun culte. Cela donne lieu à des pratiques transgressives qui surfent sur la confusion sémantique entre ces deux notions pour percevoir indûment des fonds. Les mosquées de Créteil et Nantes ont pu voir ainsi le jour en prétextant des soutiens financiers à la culture. Selon le magazine Marianne, une structure abritant un centre d'art contemporain et une grande salle de prière a été financée à hauteur de 13,5 millions d'euros. A ce scandale financier viennent s'ajouter des frais de fonctionnement hallucinants (1,3 million d'euros en 2014). A Paris, la grande mosquée de la Goutte d'or (22 millions d'euros) a perçu des aides de l'Etat en totale contradiction avec les lois de la République laïque. 

- Les largesses de l'Etat :

L'Etat ne donne aucune information sur le montant des déductions et exonérations d'impôts au profit des fondations religieuses. Des centaines d'associations cultuelles catholiques, protestantes, musulmanes et juives reçoivent des dons déductibles à hauteur de 66 % de l'impôt sur le revenu du donateur. Sachant que les déductions concernent l'ISF, les exonérations de droits de succession et de mutation etc..., on peut imaginer le capital très conséquent que cela représente. Des terrains communaux (donc publiques) sont loués à des prix dérisoires sans aucune mesure avec les prix du marché. Le conseil de la ville de Paris a loué au CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) des locaux pour un loyer symbolique de 100 € par an. Monsieur Delanoë a subventionné les crèches juives Loubavitch (2,3 millions d'euros en 2011). 

- La loi Debré de 1959 :

Cette loi, qui permet le financement des écoles privées (des dizaines de millions d'euros par an), au détriment des écoles publiques de la République, représente en elle-même, une entorse aux principes de la laïcité. 

- Le bal des séductions électoralistes :

Des crèches fleurissent ça et là à Noël dans les halls de mairies, faisant polémique au sein même de l'association des maires de France. Des fêtes sont organisées à la mairie de Paris, à l'initiative de Monsieur Bertrand Delanoë, reprise par Madame Hidalgo. L'hôtel de ville accueille ainsi dans ses salons la cérémonie appelée "nuit du ramadan" (coût 100000 € en 2013 pour les contribuables parisiens). Les protagonistes de cette "petite farce" nous rassurent : ils fêtent aussi Noël, la fête juive de Hanoukka et le nouvel an chinois !

- Des déclarations interpellantes :

Monsieur Sarkozy déclarait au palais de Latran. Je cite : "l'instituteur ne remplacera jamais le curé ou le pasteur !". A méditer ! Je suis choquée et furieuse à la lecture de cette information, au moment des attentats terroristes de Paris en novembre 2015 : le curé de Lyon, le père Benoît (de son vrai nom Hervé Bernard) a poussé l'ignominie jusqu'à minimiser le nombre de victimes au regard des 600 avortements qui selon lui auraient eu lieu le même jour. Il déclarait dans le journal "le Monde" du 17 novembre 2015, je cite: « Regardez les photos des spectateurs quelques instants avant le drame. Ces pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique (…). Ce sont des morts-vivants. Leurs assassins, ces zombis-haschishin, sont leurs frères siamois. Le signe de la mort et du chaos ne flotte pas que sur les rues de Paris, un vendredi soir maudit. Cent trente morts, c’est affreux ! Et six cents morts, c’est quoi ? C’est le chiffre des avortements en France le même jour. » 

- Laïcité et Europe :

La venue du Pape au parlement Européen pourrait paraître légitime car il est chef d'Etat (le Vatican) mais, que penser de l'opportunité qu'il a ainsi saisie en assénant les dogmes chrétiens et les mises en garde sur les sujets sociétaux qui occupent le législatif français. Etait-il opportun dans une Europe Laïque d'avoir choisi pour emblème de l'Europe, la création de Monsieur Arsène Heitz. Le drapeau Européen ne représente pas (idée communément répandue), les douze premiers Etats de l'Europe. Il s'agit de la couronne mariale avec ses douze étoiles (référence de l'apocalypse selon Saint Jean). Source officielle sur internet : wikipédia Arsène Heitz. 

- Le paroxysme du déni de laïcité :

Le déni de laïcité atteint son paroxysme avec la nomination en 1995 de Madame Christine Boutin comme consulteur de la sacrée congrégation pontificale pour la famille. Elle avait donc un statut identique à celui de diplomate de l'Etat du Vatican alors qu'elle était élue d'un autre Etat : la France. Ce phénomène surréaliste gagne, selon moi, la palme de l'anti-laïcité et de l'anti-constitutionalité. 

- Laïcité, sciences et médecine :

Le SPEP (Service Pastorale d'Etude Politique) a pignon sur rue et aborde avec nos responsables politiques tous les sujets sociétaux du moment. Il sévit à deux pas du parlement au sein de la basilique Sainte Clotilde. Son directeur, le père Laurent Stalla Bourdillon, dit l'aumônier des parlementaires, se propose de nous éclairer sur, je cite: "le sens de la vie humaine". L'Archevêque André Vingt trois se désole des recherches faites sur les cellules souches embryonnaires et les diagnostiques prénataux. Le recteur Dalil Boubakeur Président du conseil français du culte musulman, s'agissant de l'euthanasie, déclarait que celle-ci ne peut être que mal considérée par une religion qui prône la vie. De son côté, le rabbin Joseph Sitruk souligne : "la vie ne nous appartient pas à nous mais à Dieu".... Victor Hugo déclarait, je cite : "l'église chez elle et l'état chez lui". La vocation d'un Etat laïque serait d'éloigner le spectre de l'obscurantisme qui se profile insidieusement. Celui-la même qui avait jeté Galilée au cachot et fait griller sur un bûcher Copernic et Bruno Giordano (théorie de l'infini). La revendication laïque, républicaine et privée, de mourir sans souffrance, n'a pas a être débattue par les ecclésiastiques. Il n'ont pas le droit d'imposer à tous les citoyens, des agonies expiatoires. Mgr Rey, du diocèse de Toulon, nous éclaire sur le sujet. Je cite : "la souffrance participe de la douleur du Christ sur la croix"! Notre sphère intime, privée est violée par ceux qui se révèlent être au fur et à mesure des scandales à répétition, des experts en la matière, dans tous les sens du terme. 

- Laïcité à géométrie variable : l'université.

Depuis la loi de mars 2004, le port des signes religieux ostensibles est interdit dans l'enceinte des écoles, collèges et lycées, mais pas dans les universités. Les incidents se multiplient, aboutissant parfois à la protection policière rapprochée de personnes comme Monsieur Mayol. Ce dernier, directeur de l'IUT de Saint Denis, avait procédé à la fermeture d'une salle à usage multi associatif qui s'était vue transformée abusivement et illégalement en salle de prière. Loin de prôner le retour à la raison et "le vivre ensemble", le collectif contre l'islamophobie définit ainsi la laïcité française, je cite : "l'idéologie d'une laïcité d'exclusion". Pour sortir de cet imbroglio, le Haut Conseil à l'Intégration (HCI), a proposé en août 2013 d'élargir l'interdiction du port de signes religieux ostensibles à l'université. Le Président de la République a préféré rester dans le flou et maintenir le statu quo.

- Laïcité à l'hôpital :

Dans son livre "menace religieuse sur l'hôpital", l'auteure, Isabelle Levy, dénonce "les chefs de service se taisent par peur des représailles". Les pratiques "hors la loi" sont parfois du fait des patients qui ont des exigences alimentaires ou comportementales, par exemple: les femmes qui refusent d'être examinées par un homme etc ... Ces exigences peuvent émaner aussi du personnel soignant : un aide-soignant musulman qui refuse de toucher une patiente, des infirmières musulmanes qui portent des manches longues. Ces pratiques défient les règles les plus élémentaires d'hygiène, les avant-bras doivent être nus et très régulièrement lavés et désinfectés. A méditer à l'heure de la lutte contre les maladies nosocomiales ! 

- Laïcité et viande halal (soit "licite" ou "permise") :

La France qui rassemble les plus importantes communautés musulmane et juive d'Europe, a plaidé avec succès, pour préserver "l'abattage rituel". Les professionnels de ce secteur estiment (source Figaro) que 30 % de la viande est abattue selon les rites musulmans et juifs et commercialisés comme de la viande traditionnelle. Or, le rituel musulman se singularise par le paiement d'une taxe religieuse prélevée sur la viande. Cette taxe se montait de 10 à 15 centimes d'euro par kilo de viande (en 2012). Nous finançons donc tous, quelle que soit notre religion ou notre absence de religion, la propagande de l'islam, en totale contradiction avec les principes de la laïcité.

- La palme de la dangerosité :

La palme de la dangerosité revient à la fondation Jérôme Lejeune ou plutôt à l'Etat qui reconnaît cette dernière comme fondation d'utilité publique. Ce précieux sésame permet de collecter des dons et des legs défiscalisés et d'obtenir des subventions de l'Etat. Il a été curieusement acquis très vite, en moins de un an, alors que notre admirable Abbé Pierre a mis quatre ans à l'obtenir. Le très pieux Hervé Gaymard, cofondateur de l'association "les amis du Professeur Lejeune", se trouvait être le secrétaire d'Etat à la Santé (de 1995à 1997). Son épouse Clara, fille du Professeur Lejeune, était quant à elle, directrice du cabinet de Colette Codaccioni, ministre de la solidarité entre générations. Le comble du masochisme pour l'Etat a été de les voir défier son autorité sur tous les sujets sociétaux actuels (mariage pour tous, bioéthique, fins de vie étude sur le génome, les cellules souches etc.). Dans un livret destiné aux adolescents, ils vont jusqu'à considérer la pilule du lendemain et le stérilet comme des méthodes abortives (destinées à avorter). Cette association est liée au dangereux OPUSDEI. Pour la petite histoire, Hervé Gaymard fut ensuite ministre de l'agriculture puis des finances. Assujetti à l'ISF et multi propriétaire, il a du démissionner trois mois après le début de sa fonction de ministre des finances. La brebis s'était égarée dans les méandres de la cupidité et occupait avec sa famille un appartement de 600 m2 pour un loyer mensuel de 14400 € payé par l'Etat (donc par nous, bonnes âmes que nous sommes !). Merci au "Canard enchaîné" d'avoir levé cette"brebis" ! Cette association met en garde l'opinion publique sur les collectes du Téléthon, essayant de nous dissuader d'aider la recherche médical qui travaille sur l'embryon. L'évêque de Bayonne, Mgr Marc Aillet a également exprimé de fortes réserves sur l'opportunité de soutenir le Téléthon.

La fraternité et la tolérance ne se décrètent pas et j'avais jusqu'à présent la naïveté de penser que la laïcité serait fédératrice et porteuse de paix sociale. Rien n'est moins sûr, elle semble même cristalliser des ressentiments pour ne pas dire des haines. Elle conduit parfois au repli communautaire. Les interprétations multiples qu'elle permet prouvent que les efforts pédagogiques n'ont pas été menés, ou n'ont pas été à la hauteur de l'enjeu et du consensus espéré. La blanche clarté du siècle des lumières semble ainsi se tamiser. Voltaire, Rousseau, Diderot, doivent se retourner dans leurs tombes. Les religions qui sont pour moi la parfaite antithèse de la foi ont de beaux jours devant elles. Les voix du Seigneur sont impénétrables mais celles des discours électoralistes sont de plus en plus audibles. " I have a dream", qu'un jour trône sur les frontons de toutes les mairies de France cette devise républicaine:

"LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, LAÏCITE".

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 19:17

~~Nous avons été appelés à témoigner dans l'émission "toute une histoire" sur FR2 présentée par Sophie Davant et diffusée le 15 octobre 2015 (lien ci-dessous pour ceux qui voudraient voir l'émission).

http://www.france2.fr/emissions/toute-une-histoire/diffusions/15-10-2015_424951

A cette occasion, nous avons découvert une belle âme en la personne de Monsieur Michel Philippin. Son témoignage sur le cas de son épouse Mireille nous a profondément touchés et émus. C'est avec son autorisation que nous diffusons sur notre blog la lettre posthume de son épouse.

Lettre posthume de Mireille Philippin, adhérente de l'ADMD, exilée en Suisse pour mourir dans la dignité.

Mireille Philippin, un nom de plus sur la liste de nos compatriotes, abandonnés par la médecine et contraints de s’exiler en Suisse pour mettre fin à des douleurs insupportables et rebelles à tous les traitements actuellement connus.

Comme l’a fait Nicole Boucheton, j’ai décidé moi aussi de témoigner et de rendre publique ma décision afin que les choses changent. Il est cruel, inhumain et indigne d’un pays civilisé que son système de santé reste indifférent à la souffrance. Tout cela parce que la loi ne permet pas la mort volontaire assistée pour toutes les personnes qui en font la demande lorsque la dégradation de leur vie devient intolérable et sans espoir d’amélioration.

Je ne souffre ni d’un cancer ni d’une maladie dégénérative en phase terminale. Je n’anticipe pas non plus une mort annoncée. Ma douleur, si infernale soit-elle, n’est pas mortelle. J’ai 60 ans..… Je n’appartiens donc à aucune des catégories généralement évoquées pour légitimer des soins palliatifs. Je suis victime d’un accident médical, de séquelles d’une chirurgie orthopédique qui se manifestent par des douleurs neuropathiques chroniques sévères provoquées par des lésions nerveuses. Ce type de douleurs extrêmes se déclarent pour des raisons diverses et résistent à tous les antalgiques connus, même les plus puissants. Mon cas n’est pas exceptionnel. Les douloureux chroniques sont traités sans succès par les centres de la douleur qui n’ont pas les moyens de les accueillir tous et dans des délais décents. Ils représentent 5 % de la population, à des degrés divers.

Puisse mon témoignage servir la cause que défend l’ADMD. Nous devons inlassablement rappeler à François Hollande sa promesse. On ne le répètera jamais assez : une personne lucide atteinte d’une maladie sans espoir de guérison, provoquant des souffrances physiques ou psychiques insupportables qui ne peuvent être apaisées doit pouvoir bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie en toute dignité. C’est ce principe que nous devons défendre bec et ongles. Une commission présidée par Jean Leonetti est chargée de faire une proposition de loi dite consensuelle. On peut donc redouter qu’elle soit insipide, ambiguë, restrictive, applicable dans des cas exceptionnels et laissant dans la détresse trop de souffrances ignorées. Une loi à minima pour ne pas mécontenter tous les groupes de pression extrémistes par principe réfractaires à tout progrès de société !

Avec Nicole Boucheton, je réaffirme que la devise républicaine, pourtant fièrement gravée au fronton de nos mairies, est bafouée :

• pas de liberté pour un individu de choisir la fin de vie qu’il souhaite,

• pas d’égalité de traitement, les plus privilégiés, dont je fais partie, peuvent se faire assister pour mourir volontairement en Suisse en toute sécurité, dans le confort et la sérénité. Les autres, condamnés à subir pendant des durées indéterminées la torture, pourtant abolie en France, sont acculés à des suicides souvent abominables, dans la honte et la solitude.

• pas de fraternité, de considération, d’empathie pour ceux qui souffrent. Pas de possibilité d’exercer cette liberté ultime de disposer de sa vie, en toute dignité entouré de l’affection de ses proches !

Je suis professeur d’allemand et j’étais passionnée par mon métier. J’adore mon mari, mes enfants et mes petits enfants. J’étais gaie, sportive, très communicative. Je suis aimée et j’aime la vie par-dessus tout. Bien que très diminuée, je conserve encore intactes mes capacités de jugement, c’est bien tout ce qui me reste d’une vie de douleur permanente sans saveur, faite de renoncements, handicapée, dépendante, privée de vie sociale, de vie familiale…

Nous devons laisser à chacun la liberté de décider, qu’à un moment donné, sa vie ne vaut plus la peine d’être vécue. Un être humain n’est pas fait pour se contenter de survivre sans raisons d’exister !

Je tiens à exprimer toute ma gratitude à la Suisse qui a prévu dans sa législation la possibilité de porter assistance aux étrangers en extrême détresse, à l’association Lifecircle, à l’ADMD et au docteur Erika Preisig que j’ai hâte de rencontrer et en qui j’ai toute confiance !

Chers amis militants de l’ADMD, grâce à votre mobilisation, à votre ténacité, un jour viendra où il ne sera plus nécessaire de s’expatrier pour aller chercher la délivrance dans la dignité. Ce qui est possible à l’étranger doit pouvoir l’être en France.

Mireille Philippin

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 21:39

~~Je suis la mère d’Hervé Pierra. Notre fils est resté plongé pendant 8 ans ½ dans un coma végétatif chronique irréversible, à l’âge de 20 ans. Il était figé dans une grande rigidité, paralysé à 100%, inconscient, trachéotomisé et nourri par sonde gastrique. Il s’étouffait chaque jour, depuis le début de son calvaire, dans ses propres glaires, entraînant de récurrentes et éprouvantes régurgitations. Affecté de problèmes pulmonaires persistants à cause de la présence de bactéries multi résistantes, il était placé très souvent en isolement. Sa position fœtale, ses attitudes viciées et le fait de n’être jamais déplacé, avaient provoqué une plaie atone grave (escarre au 4 ième degré). Il est décédé en novembre 2006, après notre requête d’application de la loi Léonetti. Ce parcours, semé d’embûches, a duré 18 mois. Les plus hautes instances politiques et médicales de l’époque étaient intervenues pour faire infléchir le corps médical. Le comité d’éthique de Cochin avait donné son aval ainsi que le docteur Régis Aubry (missionné par Jean Léonetti).

Après le retrait de la sonde gastrique, notre fils est mort en 6 jours cauchemardesques, sans aucune sédation, brûlant, cyanosé et faisant des bonds dans son lit, comme électrocuté. Il s’agit, dans notre cas, qui a été médiatisé, d’un « laisser crever », comme l’a écrit Monsieur le député Jean Léonetti dans son livre « à la lumière du crépuscule ». Les médecins avaient eu peur d’être accusés d’euthanasie si notre enfant avait été sédaté et surtout si son décès était intervenu trop rapidement. L'illégitimité de m'immiscer dans votre affaire douloureuse et personnelle m'a conduite à observer un silence respectueux, marqué par la décence et la retenue. J'ai dû, bien souvent, refreiner mes envies de répondre à vos amis intégristes qui, sans me nommer, me désignaient, avec tant d'autres, dans le clan des "mères indignes". Ils maniaient pêle-mêle, dans un certain obscurantisme ambiant la diffamation et l'arrogance de ceux qui semblent détenir la vérité en voulant l'imposer à tous. Une tribune de "l'Express", cosignée par six membres de votre famille, dénonce: " Ils critiquent sans cesse la loi Léonetti et prétendent défendre les 1700 patients qui sont plus ou moins dans la même situation que lui. Tout cela traduit uniquement une position de principe: on ne peut pas débrancher ces patients, quels qu'aient pu être leurs souhaits. Nous appelons ça de l'idéologie, visant à défendre une cause intégriste. Termes que nous assumons totalement." Comme vous le dites , madame, dans "l'Express": "qui voudrait vivre comme ça !" Un de vos fils, avec lequel vous menez cette procédure, a par ailleurs rempli ses directives anticipées allant dans ce sens.

Vous déclarez que votre fils Vincent (dans un état pauci relationnel), "n'est pas un légume, il n'est pas dans un état végétatif". J'en déduis que vous considérez que mon fils Hervé était donc, pendant 8 ans 1/2, un légume ! Tant de délicatesse et de compassion me touchent !

Vous déclarez, le 6 mai sur "Europe 1" : "toute maman ferait de la même façon". Eh bien non madame ! J'ai fait passer l'amour de mon enfant avant tout ! Certes, tout s'est très mal passé et je sais ce que je dois aux intégristes qui refusent l'aide active à mourir aux victimes collatérales des progrès de la réanimation, qui en font la demande, par directives anticipées et après validation d'un collège de médecins.

La FSSPX (fraternité sacerdotale saint pie x), société de prêtres traditionalistes qui a protégé le grand criminel de guerre Paul Touvier (source wikipédia) semble vous instrumentaliser. Les déclarations de votre fils Joseph Lambert, frère de Vincent, dans "l'Obs. société", sont à cet égard édifiantes : " Aujourd'hui, ma mère est partie dans un combat qui n'est plus seulement celui d'une mère pour son fils. Mes parents auraient pu louer un appartement à Reims pour être plus proches de Vincent. Mais ma mère ne pouvait pas quitter la Drôme, où elle s'est installée pour se rapprocher du monastère Sainte Madeleine du Barroux, où l'un des mes demi-frères a longtemps été moine. La religion, c'est tout pour elle." Très catholiques, Viviane et Pierre Lambert avaient pourtant déjà l'un et l'autre une famille quand ils se sont rencontrés. Lui était gynécologue, militant anti-avortement, elle, assistante, distribuait aussi des tracts pro-vie. Les enfants Lambert ont grandi dans cet univers corseté, élevés dans des pensions de la Fraternité Saint-Pie-X. Vincent, lui, se révolte durant l'adolescence, c'est un garçon entier, extrême, avec sa part d'ombre, ses blessures secrètes et une rancoeur sourde contre ses parents, celle de ne pas avoir été assez protégé enfant. Comme leur aîné, Joseph et Marie ont choisi de s'éloigner de cette religion écrasante à la maison, où il fallait le dimanche "faire le chapelet". Seule leur soeur Anne est restée du côté des parents. Elle s'est également portée partie civile, même si elle semble dépassée par la tournure qu'ont pris les événements. Vincent avait profondément rejeté les valeurs de mes parents, je leur en veux beaucoup de l'utiliser pour leur croisade", note Joseph qui ne leur a quasiment plus adressé la parole depuis !

Intimidations et menaces de mort sont des pratiques courantes de cette "secte" et, le docteur Kariger (ancien médecin de Vincent) qui en a fait personnellement les frais, a démissionné par crainte pour sa vie (source: journal "la Croix" du 4/07/2014). Sa posture est respectable. Cette congrégation rigoriste et révisionniste, a un passé émaillé de scandales. Fustiger le siècle des lumières, le libéralisme, la laïcité, est la règle ! Son fondateur, Monseigneur Lefèbvre, déclarait, au mépris du respect de la loi de séparation de l'église et de l'état et, dans une pure tradition anti-démocratique : "voter socialiste, c'est voter contre Dieu" !

Pour notre part, notre cheminement a été tout autre et l'épreuve de la douleur nous a unis mon mari, moi-même et nos adorables filles dans un "combat" commun pour libérer notre fils. Il fut l'objet de tout notre amour. Nous avons choisi de vivre à quatre kilomètres de la structure ou il était hospitalisé. Mes visites étaient ainsi quotidiennes pendant 8 ans 1/2. Je le massais moi-même quand les kinésithérapeutes ont cessé leurs soins, à cause des rétractations trop importantes de son corps. J'ai demandé à voir leur travail, à comprendre et imiter leurs gestes d'effleurement. Toute ma famille vouait une véritable admiration aux infirmières et aides-soignantes. Elles ont été discrètes, professionnelles et chaleureuses. Nous militons depuis le décès de notre fils pour que les victimes collatérales des progrès de la réanimation ne soient pas abandonnées, par l'institution, à leur triste sort, ni dans la vie, ni dans la mort. Madame Marie-Geneviève Lambert, demi-soeur de Vincent, s'est exprimée à ce sujet sur son blog du "Huffington Post": "La situation de Vincent est la conséquence d'une performance scientifique qui est allée très loin sans pouvoir le ramener complètement parmi nous. Vincent est abandonné entre la vie et la mort, à ce qui, dans la nature n'est vécu qu'au stade de l'agonie: une agonie pendant des années, biologiquement stabilisée, monstrueuse, et qui va, on le sait maintenant, inexorablement vers une détérioration."

Je me suis sentie si impuissante devant l'injustice d'une souffrance terrible imposée à mon fils par l'institution. C'est terrible et destructeur ! Il s'étouffait sans cesse car il faisait des fausses routes permanentes, déglutissant sa propre salive à minima. Quel sens donner à cette non vie de souffrance, alors que les IRM attestaient de lésions cérébrales très graves et irréversibles ! Quelle mère aurais-je été de ne pas me battre pour sauver mon fils ? Eh oui madame ! Sauver mon fils qui ne pouvait plus être en vie, le sauver par la libération apportée par la mort ! Je dois bien l'avouer, cependant, c'est la plus difficile preuve d'amour, d'amour-abnégation, que l'on puisse donner à son enfant. C'est mon chemin de croix ! J'accepte que l'on puisse ne pas penser comme moi, mais je vous récuse le droit de vouloir imposer quoi que ce soit à qui que ce soit ! Vous et les vôtres avez déjà gagné une grande "bataille". En battant le pavé parisien, au cours de "la manif pour tous", vous avez "intimidé" le pouvoir qui, frileux, ne tient pas ainsi ses promesses sur l'aide active à mourir. Tous les jours, je suis hantée par le rapport du comité d'éthique de l'hôpital Cochin, sur les 25 cas étudiés de très grands prématurés non viables. Ils meurent en 8 à 20 jours par manque de nutrition et d'hydratation. Je pleure, j'ai honte et j'ai mal en lisant dans le journal "libération" du 28 février 2014: " Un autre parent relate : «On a vécu l’enfer, cela a été trop, trop long, on attendait, on attendait ; la dernière semaine, on n’arrivait plus à y aller». Ou encore : «Ils m’avaient dit que ce serait court, cela a duré dix-huit jours, c’était un bébé potelé, à la fin elle était devenue méconnaissable.» Un médecin avoue : «Au bout de huit jours, la tentation de l’euthanasie devient lancinante.» Elizabeth Belghiti, psychologue déclare : «C’est un sentiment d’effroi. Il y a quelque chose d’inconcevable. Comment ne pas nourrir un nourrisson, alors qu’un enfant, on le nourrit, c’est le lien». Un médecin réanimateur déplore : «Il y avait une atmosphère difficile, les infirmières pleuraient, le visage du nourrisson devenait si lisse que l’on ne voyait plus d’expressions».

Nous avons reçu les excuses du conseil de l'ordre des médecins, l'amour et la compassion de tous. Seuls les intégristes religieux nous ont cloués au pilori. Monsieur Tugdual Derville, délégué général d'Alliance Vita, écrivait, concernant l'agonie de mon enfant : "spectaculaire agonie provoquée par une décision parentale". Le même pieux auteur s'insurgeait contre Marie Humbert : "voilà qu'on érigeait en modèle d'amour une femme capable de donner la mort à son enfant au nom d'un parallélisme terrifiant : je lui ai donné la vie, n'ai-je pas le droit de lui donner la mort ! " C'est un tantinet réducteur et écoeurant, ne trouvez-vous pas ?

Voyez-vous, madame, je suis à des années lumière de votre perception des choses alors, de grâce, pas d'amalgame !

Quelle ne fût pas ma stupéfaction de vous voir défiler sous l'étendard "je suis Vincent", travestissant ainsi ce qui fût l'exact contraire de ce que vous prônez : la laïcité travestie en obscurantisme et combat personnel !

Le dolorisme érigé en vertu chrétienne m'exaspère et, c'est sans retenue que je prie Dieu de nous délivrer des trois religions monothéistes et autres sectes. Celles-ci s'invitent de plus en plus dans les débats législatifs, en totale opposition avec les valeurs portées si haut de la laïcité.

L'ambivalence du droit est telle que la décision de la Cour Européenne des Droits de l'Homme provoquera à n'en pas douter un tollé, quelle qu'elle soit !

Je respecte votre douleur , madame, et souhaite l'apaisement à chaque membre de votre famille. J'ai une pensée particulière pour votre fils et votre petite fille. La fille de Vincent, pourra légitimement se dire, un peu plus tard, que parfois, "les grands", déchirés par leurs passions semblent perdre la raison !

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 11:46

Par Nathalie GUEIRARD DEBERNARDI Paris, France

 

* Suicide assisté : Ce terme que certains trouvent inexact ou inapproprié exprime cependant une volonté de mort choisie par un malade qui se sait incurable et souhaite en toute conscience devancer la mort plutôt que de l'attendre dans des souffrances psychiques et physiques insoutenables. Pour cela, la malade qui aura mûrement réfléchi sa décision agira de lui-même sous contrôle médical. 

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits.

Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. »

Article IV de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1789 

 N’étant pas juriste, ni militante d’aucune association, j’ai voulu écrire un témoignage, huit mois après la mort de mon mari, atteint de la Maladie de Charcot (ou Sclérose Latérale Amyotrophique), pour que le droit au suicide assisté existe en France au plus vite.                                                                                                                           Actuellement cette maladie neurologique reste incurable et mortelle, aucun cas n'a JAMAIS été guéri. Nous avons vécu le processus de la maladie mon mari et moi dans notre chair à tous les deux, renonçant progressivement à tout ce que nous aimions vivre ensemble depuis le début de notre vie commune, il y a 10 ans seulement.  Marcher dans Paris, aller au cinéma ou à l'Opéra, danser, cuisiner ensemble, et tant d'autres choses. Nous avions l'un pour l'autre un amour inconditionnel qui nous a soutenu dans cette effrayante épreuve. Nous avions le sentiment qu'il était pris dans des sables mouvants dont rien, ni sa main toujours dans la mienne, ni la médecine, ne pouvait l'extraire.

Bien sûr, nous avons eu des moments d'espoir lorsqu'un nouveau protocole était annoncé, tous les deux accrochés à la moindre nouvelle susceptible de nous laisser entrevoir une possibilité d'amélioration. Nous avions beau savoir qu'il était utopique d'espérer, nous avons mobilisé nos forces à chaque minute, chacun étant un soutien pour celui qui avait un moment de passage à vide, nous voulions croire à un espoir possible. Et puis à un moment, il est devenu évident que la mort allait nous rattraper.

Nous sommes tous les deux athées bien qu'issus de familles chrétiennes, nous avons fait le choix d'un mariage laïc et nous avons mené notre vie loin de la religion où certains trouvent un refuge, une consolation, une acceptation.

Raconter notre parcours me semble essentiel pour comprendre comment le choix de mourir peut devenir à un moment donné la seule alternative possible pour un malade. Beaucoup d'autres personnes pourraient écrire un témoignage du même ordre : les demandes légitimes du suicide assisté sont très nombreuses en France.

En six mois mon mari est passé du stade de la difficulté à marcher au fauteuil roulant. Encore six mois et les deux jambes atteintes, ses bras ont commencé à s'affaiblir. Il n'avait plus la force de se retourner seul dans son lit, de passer seul du lit au fauteuil roulant, de se laver seul. Progressivement, la fonte musculaire lui a imposé une assistance permanente. 

Un an et demi après le diagnostic, l’évidence de la condamnation à mort est apparue avec le début de l’atteinte diaphragmatique. 

Un protocole expérimental visant à retarder le recours à une assistance respiratoire lui a été proposé : au cours de l’intervention chirurgicale (pose d’un stimulateur du diaphragme) il a contracté une pneumonie.

A partir d'octobre 2013, il a fallu s'équiper à domicile d'une machine pour l'aider à expectorer, plusieurs traitements antibiotiques ont été impuissants à éradiquer la pneumonie et son état général s'est dégradé de jour en jour. Fausses routes, essoufflement, toux incessantes nuit et jour en dépit de séances quotidiennes de kinésithérapie respiratoire, amaigrissement de plus de 5 kilos en deux mois, sont devenus les signes d'une mort qui approchait inexorablement. 

En novembre 2013, mon mari a décidé d'adhérer à l'ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité), un de ses fils et moi-même avons accepté de signer ses directives anticipées en qualité de personnes de confiance.

Mi-décembre 2013, à sa demande, nous avons tenté d’aller en Suisse, mais il a été jugé intransportable. L'abandon de ses forces était tel qu'il n'avait plus l'énergie de lire, parler, de s’alimenter, de tenir son téléphone portable devenu trop lourd dans ses mains. 

Mon mari n'avait plus qu'une envie : mourir.

Face à la progression fulgurante de la paralysie musculaire, et l'impossibilité d'aller en Suisse, nous avons essayé de recourir à la prescription de morphine. Nous savions que le surdosage de la morphine aiderait mon mari à mourir. Devant la réticence des médecins - hospitaliers et généraliste de ville – qui, incrédules,  ne voulaient pas reconnaître la précipitation de l'évolution, nous avons dû batailler plusieurs jours avant de nous rendre enfin à l'hôpital pour une ultime consultation entre Noël et le jour de l'an. Nous étions confrontés aux absences des uns ou des autres, et dans une attente insoutenable. A chaque fois qu'il ouvrait les yeux, la nuit comme le jour, mon mari n'avait plus qu'une phrase : "je veux mourir". 

Enfin, les médecins de l’hôpital ont accepté de le recevoir en consultation au service des urgences. Une prescription de morphine - à commander à notre pharmacie qui ne pouvait me la donner que le lendemain matin- nous a été confiée. L’hôpital n’a pas pu – ou pas voulu- lui en administrer. Nous avons dû attendre une ambulance 3 heures pour pouvoir rentrer chez nous.

Mon mari est mort ce jour là, chez nous, quelques minutes après avoir été allongé sur notre lit. Il était médecin psychiatre - psychanalyste et depuis toujours redoutait de mourir à l’hôpital. Je lui ai tenu la main et lui ai dit encore mon amour, ses trois enfants étaient chez nous au moment de sa mort.

Je revis mentalement depuis huit mois le parcours de la maladie, le courage extraordinaire de cet homme qui croyait en la science et qui voulait vivre pour notre amour. Un jour la souffrance physique et psychique est devenue insupportable.

Il avait continué à travailler jusqu'en novembre dernier, faisant reculer chaque jour les limites de ses forces. Après avoir décidé de clore sa vie professionnelle qui était la passion de sa vie, il aurait voulu mourir tout de suite. L'espoir de guérison s'était effondré, il n'y avait plus de retour possible, il avait perdu 15 kilos en deux ans, il était à bout de forces.

Il ne voulait pas nous faire vivre cette lente progression torturante de l'avancée vers la mort.

Il aurait voulu s'endormir pour ne plus se réveiller. Il me disait que sa seule angoisse, c'était qu'il ne me verrait plus une fois qu'il serait mort.

Hélas, en France il n'est pas possible de recevoir une aide pour cela. C'est pourtant ce à quoi mon mari aspirait. La vie à un certain moment a quitté son regard.

Si une aide pour mourir avait été possible, nous aurions pu vivre autrement le dernier jour de notre vie, dans une sorte de sérénité, d'apaisement.

Il aurait voulu choisir le jour de sa mort,

Il aurait voulu pouvoir nous quitter, ses enfants et moi,  au moment où il avait encore la force de nous parler.

J’en appelle aujourd’hui à toutes celles et ceux qui comprennent que face à une telle situation, un malade peut souhaiter mettre fin volontairement à sa vie, la souffrance psychique et physique étant devenue insoutenable.

Pour qu’une loi soit votée cette année, signez s’il vous plait cette pétition :

https://www.change.org/p/pour-une-loi-sur-le-suicide-assist%C3%A9-en-france-findevie

Adressée à:

Ministre des Affaires sociales et de la Santé et des Droits des femmes Marisol Touraine

Ministre de la Santé et des Affaires Sociales Marisol Touraine

Comité consultatif national d’éthique

et 2 autres

Ministre des Affaires sociale, de la Santé et des Droits des femmes Marisol Touraine

Monsieur François Hollande, Président de la République

Pour une loi sur le suicide assisté en France

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Published by parents d'Hervé Pierra
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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 19:39

Auteurs du livre : Docteur Jean-Jacques CHARBONIER (anesthésiste réanimateur)

                Mme Annie BABU (infirmière, assistante sociale,déléguée ADMD pour la Guadeloupe)

 

Dans cet ouvrage, la mort est abordée sous un prisme original et passionnant. J'espère que les propositions d'adoucir la fin de vie des patients en soins palliatifs, émises par Mme Babu, trouveront une résonance dans les milieux médicaux. Délivrer des témoignages d'EMI emplis d'espoir et d'amour, pourrait apaiser les esprits au moment du grand voyage. Madame Dron, en postface, soulève pour nous tous, un coin du voile mystérieux qui drape l'après vie. L'amour, la fraternité, le fort sentiment d'être tous unis et, rattachés à la conscience universelle, bienveillante, nous rassurent et apaisent les âmes.

Je suis beaucoup plus sceptique quant aux véritables motivations du docteur Charbonier, qui semble avoir saisi l'opportunité de ce livre pour dresser un véritable procès d'intention aux partisans de l'euthanasie médicale.

Son discours politiquement correct, en adéquation avec la loi Léonetti actuelle page 159 (... donner, sur la demande du patient, des doses très fortes de morphine dans un but antalgique, même si celles-ci sont potentiellement mortelles) se mue en diatribe partisane à l'encontre de toute aide à mourir dans les pages suivantes. Le caractère révocable à tous moments, des directives anticipées, n'est jamais abordé. Les "euthanasies sauvages" sont dénoncées, à juste titre, mais pas un mot pour mettre en lumière les autres dérives scandaleuses qui consistent à prolonger indéfiniment des agonies par peur des médecins d'être accusés d'euthanasie, pas un mot sur les grands prématurés qui, soumis à la loi Léonetti, agonisent en 8, 10, 20 jours comme cela a été dénoncé par le rapport du centre éthique de Cochin dans le journal "Libération" (du 28 février 2014). Parents, médecins, soignants et psychologues en sont restés profondément choqués.

Une dangereuse doctrine fataliste (du latin fatum: c'est à dire destin) s'érige en philosophie de vie. Je cite: "seules les lois divines dont nous ignorons à peu près tout, dictent nos destins".

Ce fragile et improbable précepte appliqué à notre "vivre ensemble" s'appelle l'anarchie dans laquelle toute responsabilité humaine est de fait niée (responsabilités morales ou pénales).

Cette injonction, génératrice d'immobilisme, l'amène à déclarer : "Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas interrompre prématurément une vie, sous prétexte que celle-ci devient insupportable". Sa bonne conscience a dû cependant s'accommoder de la loi Léonetti qui préconise une aide à mourir si on en extirpe tous les petits arrangements d'intention, paravent des vertus morales ou dogmatiques.

L'irrévérence dont il fait montre à l'égard de ses confrères me sidère. Je ne pense, heureusement pas, que ces derniers se trompent une fois sur deux ! Mon mari et moi, avons beaucoup de respect pour la plupart d'entre eux, surtout pour le remarquable travail du Professeur Puybasset sur les scores d'évaluation des cérébro-lésés en réanimation. Il nous a expliqué avec gentillesse, disponibilité et accessibilité, son travail à l'hôpital Pitié Salpétrière. Ce n'est pas la notoriété qui guide sa vie professionnelle mais l'humanisme.

"L'euthanasiophile" (je cite le docteur Charbonier) que je suis, selon sa terminologie, s'oppose à "l'eutanasiophobe", selon ma terminologie, qu'il est ! Les "euthanasiophobes", dont il est, ont maintenu notre fils pendant 8 ans 1/2 en coma végétatif, dans un état effarant et l'ont condamné à 6 jours d'agonie effroyable sans sédation. Les mêmes, ont condamné à une courte survie cauchemardesque, à Poitiers, le petit Titouan, né a 4 mois 1/2 de grossesse, avec une hémorragie cérébrale invasive. Ils auront à répondre de leurs actes devant la justice des hommes, car les parents, viennent de porter plainte pour l'euro symbolique. Quel dogme, quelle idéologie, quel principe supérieur, peut légitimer de telles postures ?

Ce Monsieur écrit, avec une pointe de provocation et une certaine suffisance: "J'assume pleinement tous mes écrits et tous mes discours sur ces sujets. Si certains éprouvent de la culpabilité en m'écoutant ou en me lisant, cela voudra dire qu'ils ne se sentent pas tout à fait au clair avec leurs idées ou avec leurs actes".

C'est vrai, je me sens coupable de ne pas avoir eu le courage de Marie Humbert et d'avoir dû laisser mon fils agoniser sans sédation dans des conditions atroces entre les mains des "euthanasiophobes". Monsieur Léonetti, avait dénoncé un "laisser crever" (je le cite) de mon fils dans son livre "à la lumière du crépuscule".

Mon mari et moi-même, pouvons entendre les opposants à l'euthanasie et même leurs détracteurs. Nous sommes quelquefois invités à participer à des débats qui restent toujours pondérés. Le respect de chaque opinion et surtout de chacun est la règle.

Monsieur Vincent Morel (Président de la SFAP) et Monsieur Emmanuel Hirsch (responsable de l'Espace Ethique de l'APHP), nous ont invités à témoigner. Monsieur Léonetti nous a auditionnés en mai 2008. Le Conseil National de l'Ordre des Médecins et le Médiateur de la République nous ont invités à témoigner. Le Professeur Lyon-Caen, conseiller santé auprès du Président de la République, nous a longuement reçus au palais de l'Elysée le 15 juillet 2013, il s'est montré très attentif à notre discours. Le jury citoyens nous a auditionnés en décembre 2013. Nous avons eu des échanges parfois houleux avec certaines personnes lors des colloques sur "la fin de vie" dans le respect mais, je n'ai jamais vu un étalage aussi manichéen, que celui exposé par le docteur Charbonier dans son livre. Certes, ce dernier, prétend à juste titre, je cite: "...que nos différences sont aussi nos richesses".

Cependant, je pense que :

- Une chose est de débattre en avançant des arguments éthiques.

- Une autre est d'arguer des valeurs morales ou sociétales.         

- Une troisième est l'attitude des religieux dont les représentants les plus intégristes foulent régulièrement le pavé parisien mais, après tout... Tant que notre République laïque ne cède pas à leur tentative d'intrusion.

- Une quatrième, non recevable à mon sens, est la calomnie érigée en argument.

Mais quel est l'objet de son amalgame caricatural et calomnieux, ci-dessous, sinon d'insulter, insulter gratuitement. Je cite (page 181) : "Meurtres crapuleux, guerres sanglantes, peines de mort, suicide, interruption de grossesse; l'homme e trouve toujours d'excellentes raisons pour supprimer la vie de l'autre ou pour se tuer lui-même......l'euthanasie n'échappe pas à la règle". C'est inexcusable ! Par ailleurs, cette invective induit un déni stupéfiant de la souffrance psychique de certains malades mentaux (entre 5 et 10 % des schizophrènes) qui passent à l'acte. Quelle drôle de déontologie !

Je suis outrée et surtout choquée de ce procédé outrancier, émanant d'un homme de sciences. Je terminerai par cette définition: L'orgueil est un manque ou une absence d'humilité et, selon le philosophe Théophraste, le mépris de tout, sauf de soi-même.

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  • : Ce blog est destiné à faire connaitre notre drame et à recueillir vos commentaires et témoignages personnels sur le délicat sujet de la fin de vie. Notre fils Hervé Pierra est resté plongé dans un coma végétatif chronique irréversible pendant 8 ans 1/2. Il est décédé après l'application de la loi Léonetti en 6 jours cauchemardesques, sans sédation. Nous avons promis à notre enfant de nous "battre" pour qu'une telle horreur n'affecte plus jamais personne.
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